Le rapport SOFI 2026 État de la sécurité alimentaire et de la nutrition dans le monde dresse un constat contrasté : si la faim recule légèrement à l’échelle mondiale, la malnutrition reste un défi massif, structurel et profondément inégalitaire.
En 2025, 645 millions de personnes souffraient encore de la faim, soit 7,8 % de la population mondiale, contre 8,6% en 2022. Pourtant, les progrès restent insuffisants pour atteindre l’objectif de Faim Zéro à l’horizon 2030.
Au-delà de la disponibilité alimentaire, le rapport souligne un enjeu central : l’accès économique à une alimentation saine et diversifiée. Aujourd’hui, 2,7 milliards de personnes dans le monde ne disposent pas des moyens nécessaires pour accéder à une alimentation saine.
Le coût moyen mondial d’une alimentation saine s’élève à 4,28 dollars PPA par jour en 2025, avec de fortes disparités selon les régions et les pays.
Les conséquences de cette situation touchent particulièrement les populations les plus vulnérables, notamment les jeunes enfants.
En 2025 :
Ces chiffres rappellent l’importance d’intervenir dès les premières années de vie, période déterminante pour la croissance, le développement et la santé future des enfants.
La situation nutritionnelle des femmes est également préoccupante. En 2023, 30,7 % des femmes âgées de 15 à 49 ans souffraient d’anémie, un chiffre qui pourrait atteindre 32,6 % d’ici 2030 si la tendance actuelle se poursuit.
La nutrition des femmes constitue pourtant un levier essentiel pour briser le cycle intergénérationnel de la malnutrition.
Le rapport SOFI 2026 met en lumière une évolution majeure : pour la première fois, l’Afrique est devenue le continent comptant le plus grand nombre de personnes touchées par la faim.
En 2025 :
Les projections restent préoccupantes : d’ici 2030, 56 % des personnes souffrant encore de la faim pourraient vivre en Afrique.
Ces données confirment la nécessité d’approches adaptées aux contextes locaux, combinant prévention, prise en charge nutritionnelle et renforcement durable des systèmes alimentaires.
Dans un contexte marqué par la réduction des financements publics au développement, la lutte contre la faim nécessite une mobilisation renforcée de l’ensemble des acteurs : producteurs, décideurs publics, organisations internationales, acteurs humanitaires, entreprises et spécialistes de la nutrition.
C’est en agissant sur l’ensemble de la chaîne de valeur, de la production agricole à l’accès aux solutions nutritionnelles, que des réponses durables pourront émerger. La coordination entre les parties prenantes est essentielle pour maximiser l’impact des actions engagées.
Les solutions pour lutter contre la malnutrition existent et ont déjà démontré leur efficacité. Depuis plus de 30 ans, Plumpy’Nut® contribue à sauver des millions de vies à travers le monde. L’enjeu aujourd’hui est de les rendre plus accessibles, de mieux les coordonner et de les déployer à grande échelle.
La lutte contre la malnutrition est un défi collectif. Alors que l’objectif Faim Zéro à l’horizon 2030 soit atteint, la mobilisation collective reste plus que jamais nécessaire pour lutter contre la malnutrition.